Rencontre avec Emilio Lopez de Cuatro M

Entretien avec nos producteurs

Rencontre avec Emilio Lopez de Cuatro M

Emmanuelle Barrera | 2019-08-07

Lors de notre dernier passage chez Emilio à El Manzano, nous avons profité de notre visite pour lui poser quelques questions sur son entreprise et sa relation avec Belco.
Bonjour Emilio, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Emilio López Díaz et je suis le directeur de Cuatro M, fournisseur de cafés pour BELCO. Nous avons plusieurs fermes dont El Manzano, Ayutepeque et La Cumbre.

Peux-tu m'en dire un peu plus sur ces fermes ?
Les trois fermes sont situées dans le département de Santa Ana, dans la municipalité de Chalchuapa. La Cumbre est située à 1550 mètres d'altitude, El Manzano est située de 1300 à 1550 m et Ayutepeque à environ 1100 mètres d'altitude.
Vue depuis El Manzano sur les contreforts du volcan (crédit photo: Oscar Leiva)

Et quelles sont les variétés de café que tu produis ?
Nous avons une douzaine de variétés déjà plantées dans des parcelles de tailles moyennes à grandes qui sont déjà en pleine production. Nous avons 3 types de bourbon: rouge, jaune et orange, des Pacas, des Pacamara, des Caturra, des Geisha et des SL34, une variété du Kenya, ainsi qu'une variété appelée Acayá qui est une variété brésilienne. Ce sont essentiellement celles que nous avons, le reste étant expérimental. Nous avons aussi trois lignées différentes de variétés ethiopiennes, qui sont appelées Heirloom. On pourrait dire qu'elles sont des variétés indigènes, elles n'ont même pas de nom de variété, elles ne sont connues que sous leur nom ethiopiens.

Quelle est ta relation avec BELCO et depuis combien de temps travailles-tu avec nous ? Qu'est-ce que cela signifie pour toi en tant que producteur?
La relation de Cuatro M avec BELCO a débuté il y a six ou sept ans. Je crois que les premières années, nous leur avons vendu une vingtaine de sacs, ce qui représente une très petite quantité de café. C'était une curiosité. Je pense que BELCO à cette époque ne vendait pas non plus beaucoup de café salvadorien, puis nous a donné la possibilité à nous et à un autre producteur ici au Salvador d'être les premiers, ceux qui porteraient le drapeau du café salvadorien aux clients de BELCO.
La première année, nous avons donc vendu une vingtaine de sacs, la deuxième année, une centaine, la troisième année un conteneur, la quatrième 3 conteneurs et nous avons augmenté progressivement ainsi. Pour nous, il s’agit donc d’un partenaire stratégique, d’un partenaire et d’un allié très important pour notre croissance.


Cafés lavés en cours de préparation à El Manzano (crédit photo: Oscar Leiva)

Que ressent-on en tant que producteur quand on sait que son café du Salvador est vendu en France et en Europe ?
C’est ce que j’ai découvert il y a 13 ans quand pour la première fois j’ai été dans un coffee shop à San Francisco et que j’ai bu un des cafés de ma ferme. Un café que j’avais cultivé et qui était à SF ! Aujourd’hui, même si c’est devenu plus courant, c’est notre but : faire découvrir ce que l’on produit avec tant d’effort à des personnes en dehors de nos frontières dans des coffee shops, des restaurants ou des hôtels. J’ai été une fois dans un restaurant 2 étoiles au Guide Michelin et j’ai bu mon café, j’ai pu en parler avec le Chef et des clients. En Europe, c’est un peu différent et particulièrement en France car ils ont une relation très forte avec le vin. Donc un consommateur français, qui plus est Bordelais là où Belco est implanté, a cette capacité à comprendre le métier de producteur car il fait le lien avec le viticulteur. Je ressens vraiment le respect pour le producteur de café.

J’imagine que c’est une fierté de représenter les cafés salvadoriens dans le monde ?
Notre petit pays a bien des problèmes mais malheureusement ils sont causés par ceux qui nous gouvernent. Malgré cela, nous avons des produits, une terre et une culture particuliers. La qualité et la régularité des cafés que nous produisons sont remarquables. Le Salvador fait partie du top 5-6 des meilleurs pays producteurs avec l’Ethiopie, le Kenya, le Panama, le Guatemala et la Colombie.

Dégustation de cafés d'Emilio, torréfiés par des torréfacteurs européens (Crédit photo:Oscar Leiva) 

C’est un groupe exclusif ?
Oui et paradoxalement, même si nous sommes le plus petit pays d’Amérique, nous avons ce qu'aucun autre n’a : une diversité de profils, de climats, de terroirs qui donne au final une qualité très spéciale. Le Guatemala peut être aurait la même configuration car ils se sont spécialisés par microregion, mais cela reste assez distinctif pour le Salvador. Malgré notre taille, nous avons quelque chose de très important que beaucoup de monde nous envie: sur une même chaine de montagnes, depuis Apaneca en passant par Las Cruzes où nous nous trouvons, jusqu'à Santa Ana, nous avons des profils très variés.

Une dernière question, mis à part la relation commerciale entretenue avec Belco, quelle genre de relation Belco t'apporte ?
Tout d’abord, Belco est une entreprise dynamique, jeune, ouverte d’esprit et transparente. Elle croit beaucoup en ses producteurs et les accomapagne pour développer des opportunités sur le marché. Donc, amitié mise à part, nous avons développé ensemble une relation très forte car nous partageons les mêmes valeurs, la même vision : être ouvert au changement, être dynamique et toujours proposer de nouveaux projets.



Café en cours d'usinage à El Manzano (crédit photo: Oscar Leiva)

Le thème de la régularité et de la qualité des cafés sont primordiaux pour Belco. Pour toi, comment cela s'exprime ?
Pour moi la régularité est plus importante que la qualité. Je peux produire 10 sacs du meilleur café du Salvador mais cela ne sert à rien si je n’y arrive pas l’année d’après. Au Salvador, nous savons que nous pouvons obtenir une belle qualité mais qui peut être certain d’honorer ces contrats chaque année ? Il faut être fiable et pour cela il ne suffit pas de répondre aux besoins des clients à un instant T, il faut aussi avoir un plan B! Il faut répondre aux besoins en termes de qualité, de volume, de transparence… de bien des choses en plus de la qualité, la qualité étant la base bien sûr. Réussir à produire chaque année ces choses en plus de la qualité, c’est la clé.

Interview réalisée par Oscar Leiva, pour Belco
 

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