Blog
Questions Fréquentes
Contactez-nous
Nous rejoindre
Belco

Markos & Felipe Contreras, au milieu d'une forêt du Guatemala.

Café08 février 2024

Rencontre avec Markos Fischer, directeur de l'agence Belco El Salvador

Markos Fischer est le directeur de l'agence Belco El Salvador et gère les achats de nos cafés en Amérique centrale, au Mexique et dans les Caraïbes. Originaire du Guatemala, Markos a près de dix ans d'expérience dans l'industrie du café de spécialité. Mais, comment est-il arrivé chez Belco, et en quoi consiste son métier ?

Bonjour Markos, peux-tu te présenter ?

Je travaille dans le café depuis huit ans, mais on peut dire que j'ai grandi dans une exploitation de café. Mon beau-père est cultivateur de café. Il est l'un des producteurs ayant participé à la création de la première société d'exportation fondée par des producteurs de café au Guatemala.

Lorsque j'ai déménagé en Allemagne, en 2013, j'ai commencé à travailler comme barista chez Starbucks. C'était amusant parce que dans la cave du coffee-shop, on pouvait trouver quelques sacs de café provenant de la ferme de mon beau-père. En tout cas, j'étais sûrement destiné à travailler dans le café !

Est-ce en Allemagne que tu as découvert le café de spécialité ?

Lorsque je travaillais chez Starbucks, un ami m'a offert le magazine Standart. J'ai adoré leur façon de présenter les producteurs. J'ai alors réfléchi à la manière de considérer les producteurs. J'ai donc voulu faire quelque chose de similaire : présenter les producteurs comme des rockstars.

À cette époque, j'étudiais la permaculture et je suis retourné au Guatemala pour quelque temps. J'ai commencé à me familiariser avec le café, à travailler dans la plantation, à la station de lavage, au labo de dégustation. J'ai compris que le café n'était pas qu'un simple produit. Il est aussi lié à des problématiques migratoires, à la pauvreté ou encore au néocolonialisme. Tout cela m'a beaucoup affecté.

De retour en Allemagne, j'ai voulu faire quelque chose de cette expérience, avec une idée en tête : le café ne se résume pas à une tasse. Nous avons fondé Meet Los Amigos avec Christina, qui travaille maintenant aussi chez Belco, et nous avons importé du café du Guatemala en Allemagne. C'était en 2015, et 7 ans plus tard, j'ai commencé à travailler pour Belco !

Comment as-tu rejoint Belco ?

Tout d'abord, je voudrais dire une chose. Depuis que j'ai rejoint Belco, je travaille toujours avec la plupart des fournisseurs de l'époque de Los Amigos. Personnellement, c'est une grande réussite. Pour répondre à ta question, je dirais que la seule constante dans la vie est le changement, n'est-ce pas ? Les choses ont commencé à changer pour Meet Los Amigos. La manière dont nous gérions la société était risquée, elle devenait plus grande que nous. C'est alors que nous avons contacté Alexandre Bellangé.

Nous sommes arrivés chez Belco et nous avons eu l'impression que Belco était la grande sœur de Meet Los Amigos. Toutes nos valeurs allaient dans le même sens et c'est ainsi que Christina et moi avons rejoint Belco en 2022.

Aujourd'hui, quel est ton rôle chez Belco ?

Je suis directeur de l'agence Belco en Amérique centrale. L'objectif est de nous impliquer davantage au niveau local, dans cette partie du Monde.

C'est vraiment un travail d'équipe. Nous devons trouver des producteurs de café et des coopératives qui correspondent à nos valeurs et à notre vision de l'avenir.

Le rôle de l'agence ne consiste pas seulement à acheter du café, mais aussi à comprendre et à créer une relation durable avec les producteurs. Voici comment je vois les choses : nous ne sommes pas des négociants en café, nous sommes des développeurs de café !

Nous n'avons pas l'intention d'imposer des pratiques et des méthodes aux producteurs de café. Notre rôle, c'est de les conseiller et de leur donner les outils pour se développer.

Pourquoi être présent à l'origine est important pour notre filière ?

Nous savons mieux comment nous impliquer dans la communauté locale, comment avoir un meilleur service pour nos clients, une approche sur mesure. Le fait d'être sur le terrain nous permet également de créer une offre de café que personne n'a à ce jour. Cela nous donne une énorme opportunité : proposer des cafés différents des autres, d'une manière différente.

Notre méthode, c'est nous rapprocher du produit, non pas pour se l'approprier, mais pour travailler avec les producteurs, en soutenant la transition de la culture conventionnelle à l'agroforesterie, en comblant le gap entre la production et la consommation. Au fond, en croyant au produit et à sa qualité tout au long de la chaîne de valeur.

Quel est l'élément le plus important pour acheter un café ?

Le contexte humain est très important pour nous. Nous ne pouvons pas être dans chaque ferme 24 heures sur 24, nous devons donc faire confiance aux personnes avec lesquelles nous travaillons. Nous voulons voir si leurs fermes ont de la biodiversité, si elles sont biologiques, certifiées ou non. Et puis, bien sûr, nous devons vérifier la qualité.

Nous voulons grandir ensemble, avec les producteurs. C'est pourquoi nous travaillons avec quelqu'un comme Felipe, de la Finca Gascon, au Guatemala. Tout y est bio, jusqu'à l'engrais. Chaque année, il repousse ses limites pour améliorer encore et encore la qualité de ses cafés. C'est très inspirant !

Quelle est la motivation d'un jeune producteur comme Felipe ?

Laisser un héritage. Même si Felipe est la première génération de producteurs de café dans sa famille, ce qu'il veut, c'est laisser un héritage. Quant aux autres, qui appartiennent à la quatrième ou à la cinquième génération de producteurs, ils produisent aussi du café avec l'idée romantique de conserver un héritage. C'est le cas, par exemple, d'Alex Keller, de la ferme Santa Isabel. Un autre producteur avec qui nous aimons beaucoup travailler !

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec votre communauté :

Rédaction: Stéphane

Responsable éditorial

Publié le 23/10/2026