→ Usine faisant partie du groupe Haers, où sont fabriqués les produits Grosche
Made in China : voyage au coeur de la fabrication de vos équipements, avec Claire et Constance
Pourquoi ce voyage ?
Lorsque l’on parle d’équipement café, on pense souvent design, ergonomie, performance. Rarement à ce qui se passe derrière : les matières premières, les machines, les gestes, les choix industriels, les personnes.
Pourtant, comprendre cette partie de la chaîne est essentiel pour garantir transparence, qualité et impact.
Chez Belco, cet engagement fait partie de notre ADN depuis plusieurs années : après avoir appris à connaître les producteurs de café, il nous semblait naturel de nous intéresser aussi à celles et ceux qui fabriquent les équipements que nous distribuons.
C’est précisément pour cela que nous sommes parties en Chine, Claire et moi, au cœur de la province du Zhejiang, une région qui concentre à elle seule près de 95 % de la production mondiale de drinkware : rencontrer quatre de nos partenaires clés, visiter leurs usines, observer leurs pratiques, poser des questions, et surtout, voir par nous‑mêmes.
Ce voyage nous a profondément marquées. Parce qu’il bouscule des idées reçues, parce qu’il révèle une réalité bien plus nuancée que les clichés, et parce qu’il montre à quel point la fabrication d’un simple tumbler ou d’une moka pot est un concentré de technologie, de savoir‑faire et d’organisation.
MIIR
Notre immersion a commencé chez MiiR, marque américaine engagée, certifiée B Corp, dont les valeurs résonnent fortement avec celles de Belco.
Pendant trois jours, nous avons parcouru les ateliers de deux de leurs fournisseurs : Latim, partenaire industriel depuis douze ans, et Shinetime, un nouveau site plus automatisé. Latim compte 750 employés : Shinetime, réparti sur plusieurs sites, emploie près de 1 900 personnes. Les étapes de production sont globalement similaires, mais l’approche technologique diffère légèrement d’un fournisseur à l’autre.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la précision du processus. Un tumbler MiiR passe par trente‑cinq étapes avant d’arriver entre vos mains.
- Tout commence par d’immenses rouleaux d’aluminium (à 90% recyclé), découpés et formés en tubes directement sur place (une étape autrefois externalisée, désormais totalement maîtrisée en interne). Le rythme est impressionnant, mais la rigueur l’est encore plus : chaque machine a son opérateur, chaque étape son contrôle qualité.
- Les tubes sont ensuite mis en forme sous haute pression, ionisés pour permettre au coating d’adhérer parfaitement, puis polis. Il faut une journée pour passer du tube à la forme finale, et une autre pour les finitions.
- Les pièces plastiques (couvercles, inserts) sont injectées dans un atelier dédié, puis ébarbées, assemblées et contrôlées.
- La partie la plus fascinante reste sans doute le scellage des deux parois du tumbler. Une petite bille plastique est placée au fond de la paroi intérieure. Les deux parties sont ensuite assemblées puis chauffées à 580 °C pendant six heures, jusqu’à ce que la bille fonde et crée une soudure parfaitement hermétique. C’est cette soudure qui permet de retirer l’air entre les deux parois et de créer le fameux “vacuum”, indispensable pour l’isolation thermique. Sans ce vide, la chaleur circulerait beaucoup plus vite : c’est grâce à lui que le tumbler peut garder un café chaud pendant des heures. C’est l’une des étapes les plus techniques et les plus déterminantes de tout le processus.
- Ce n’est qu’après cette étape que viennent les finitions : coating, gravure laser, impression UV, décalcomanie. Certaines couleurs brillantes sont obtenues par immersion dans des bains de PEI, un polymère technique qui offre un rendu particulièrement durable.
Difficile, après avoir vu tout cela, de regarder sa gourde de la même manière.
Airscape
À Yongkang, nous avons retrouvé Airscape, l’un de nos partenaires historiques. Leur usine fait partie du groupe Haers, fondé en 1985 et aujourd’hui leader mondial du drinkware.
Le site que nous avons visité compte 1 500 employés, mais le groupe en totalise 6 000 répartis sur trois usines. Ici, tout est pensé pour produire à grande échelle sans sacrifier la qualité : 150 machines d’injection plastique, 500 ingénieurs, 50 % d’automatisation, et près de deux millions de produits fabriqués chaque année.
Plus une ligne nécessite d’opérateurs humains, plus elle coûte cher : c’est pourquoi Haers investit massivement dans l’automatisation, qui permet à la fois de stabiliser la qualité et de maîtriser les coûts.
Les équipes travaillent de 8h à 11h30, puis de 12h30 à 18h, sans travail le samedi, sauf en cas de besoin exceptionnel. Louis, qui représente Airscape en Chine, est présent sur site chaque semaine, ce qui permet un suivi régulier des opérations et des conditions de production.
La fabrication d’un produit Airscape est un ballet parfaitement orchestré : injection, mise en forme, lissage, double polissage, peinture, sérigraphie, assemblage, contrôle qualité pièce par pièce.
Les chutes d’injection sont recyclées pour des produits non alimentaires.
Une seule ligne d’assemblage est dédiée aux Airscape, afin de limiter la poussière et garantir une constance irréprochable.
Nous avons également pu choisir les prochaines couleurs exclusives Belco… 🤐
Grosche
À Yongkang, nous avons retrouvé Airscape, l’un de nos partenaires historiques. Leur usine fait partie du groupe Haers, fondé en 1985 et aujourd’hui leader mondial du drinkware.
Le site que nous avons visité compte 1 500 employés, mais le groupe en totalise 6 000 répartis sur trois usines. Ici, tout est pensé pour produire à grande échelle sans sacrifier la qualité : 150 machines d’injection plastique, 500 ingénieurs, 50 % d’automatisation, et près de deux millions de produits fabriqués chaque année.
Plus une ligne nécessite d’opérateurs humains, plus elle coûte cher : c’est pourquoi Haers investit massivement dans l’automatisation, qui permet à la fois de stabiliser la qualité et de maîtriser les coûts.
Les équipes travaillent de 8h à 11h30, puis de 12h30 à 18h, sans travail le samedi, sauf en cas de besoin exceptionnel. Louis, qui représente Airscape en Chine, est présent sur site chaque semaine, ce qui permet un suivi régulier des opérations et des conditions de production.
Toujours à Yongkang, changement d’univers chez Grosche. Ici, la matière première n’est plus l’acier inoxydable mais l’aluminium, une matière plus complexe et plus physique à travailler. L’usine est historiquement spécialisée dans l’aluminium, on y fabrique aussi des poêles et des casseroles et le niveau d’industrialisation y est nettement moindre que dans le drinkware.
On entre dans un environnement plus chaud, plus bruyant, plus poussiéreux : c’est le quotidien d’un atelier de fonderie et de die‑casting, très éloigné d’une ligne automatisée d’inox.
Ce site est pourtant la référence mondiale de la moka pot en aluminium : c’est ici que sont fabriqués les corps de quasiment toutes les cafetières Bialetti, ainsi que les modèles Grosche, Pedrini, Alessi et d’autres marques internationales. Leur expertise est reconnue, et l’usine est auditée chaque année par de multiples organismes et par les grandes marques elles‑mêmes (ISO 9001, ISO 14001, BSCI…).
Le travail y reste très manuel, avec une forte dimension de savoir‑faire : mise en forme, lissage, polissage manuel et mécanique, bain de billes, pose du fond, assemblage, contrôle final. Les pièces plastiques proviennent d’un fournisseur spécialisé, mais tout le reste est réalisé sur place.
Les équipes sont stables, beaucoup d’employés sont là depuis plus de dix ans et l’usine applique des horaires stricts (8 h par jour, 1 h de pause déjeuner), sans heures supplémentaires forcées.
Certaines contraintes sont inhérentes au travail de l’aluminium : sols mouillés dans les salles de polissage, chaleur, poussière… mais l’usine fournit les EPI adaptés (bottes antidérapantes, lunettes, protections).
Les audits réguliers, internes et externes, permettent d’identifier des points d’amélioration et les corrections sont suivies d’effet.
L’usine sort près de vingt mille pièces par jour, chacune contrôlée à 100 % du premier polissage au montage final. Une production exigeante, très loin d’une chaîne automatisée, où la qualité dépend encore largement du geste humain.
Timemore
Notre dernière étape nous a conduites à Shanghai, dans les bureaux de Timemore.
Cette rencontre nous a permis de mieux comprendre leur organisation interne, leur vision et leur manière de travailler avec leurs usines partenaires.
Le fondateur effectue régulièrement des visites surprises dans les ateliers de production pour vérifier la qualité, les conditions de travail et le respect des standards.
Nous aurions adoré visiter leur site principal, situé dans la région de Dongguan, mais la distance avec Shanghai rendait le déplacement impossible dans le temps imparti.
Malgré cela, l’échange a été riche : discussions sur nos objectifs d’impact, partage de leurs projets de R&D, découverte de leur approche qualité. Timemore investit massivement dans l’innovation et cherche constamment à améliorer ses produits.
Un partenaire qui avance vite et avec lequel nous sommes ravies de construire la suite.
Notre responsabilité : choisir, accompagner… et parfois dire non.
Ce voyage confirme une chose essentielle : fabriquer en Chine n’est pas synonyme de mauvaise qualité ni de non‑respect des droits humains. Tout dépend des partenaires, de leurs pratiques, de leur transparence et de leur engagement.
Chez Belco, nous avons une grille d’évaluation, une charte, et nous nous y tenons. Nous ne nous interdirons jamais de nous couper d’une marque ou d’un partenaire si nous estimons que les critères ne sont plus respectés. Nous l’avons déjà fait, notamment sur des sujets comme l’aérien et nous continuerons à le faire si nécessaire.
Aller sur place, voir les lignes de production, rencontrer les équipes : c’est ce qui nous permet d’évaluer la réalité derrière chaque produit.
Nous revenons avec des idées, des projets, des couleurs exclusives… et une compréhension plus fine de ce qui se joue derrière les équipements que nous distribuons.
祝大家周末愉快 (Claire & Constance)

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