Ce café s’inscrit dans le projet La Orquídea y el Oso, une initiative portée par des producteurs de la région d’Inzá. Né de la volonté de construire un modèle plus stable et durable, ce projet met l’accent sur la continuité des relations, la qualité des cafés et la valorisation du travail à l’origine.
Située entre 1700 et 2200 mètres d’altitude dans le Cauca, la production évolue dans un environnement de haute montagne caractérisé par une grande diversité de microclimats. À proximité, les zones de páramo jouent un rôle essentiel dans la régulation de l’eau et la préservation des équilibres naturels, ce qui renforce l’attention portée par les producteurs à des pratiques agricoles respectueuses de leur environnement.
Le projet rassemble aujourd’hui plus de 300 familles de producteurs, issues à la fois de communautés indigènes (notamment Nasa, présentes dans des réserves comme Yaquivá) et non indigènes, qui travaillent ensemble autour du café comme source de stabilité économique et de cohésion locale. Chaque lot est entièrement traçable, reflétant un lien direct entre producteurs et marché.
Pour les familles qui le cultivent, ce café est bien plus qu’une récolte : c’est une véritable bouée de secours, assurant leur subsistance, l’éducation de leurs enfants et l’espoir d’un avenir meilleur. La production de café dans la municipalité ne connaît jamais de pause, grâce à un entretien constant : désherbage méticuleux, fertilisation organique deux fois par an et préservation du couvert végétal naturel pour garantir la qualité. Plutôt que de viser la quantité, l’attention se porte sur l’excellence de leur production à petite échelle.
Chaque récolte produit en moyenne environ 150 000 kg de café parche, soigneusement cueilli et trié à la main. Le processus inclut la flottation, une fermentation contrôlée (24 à 36 heures en cerise puis 12 à 36 heures en mucilage), le dépulpage, le lavage et le séchage, suivis d’un stockage sur palettes afin de préserver l’intégrité de chaque grain.
Enfin, ce café est transporté depuis la Colombie à la voile dans le cadre du programme FCCO. Ce mode de transport permet de réduire significativement les émissions de CO₂ tout en s’inscrivant dans une démarche globale de durabilité, en cohérence avec les engagements portés à l’origine.



